
Le 8 octobre 2026, la Journée mondiale de la vue nous rappelle une chose essentielle : prendre soin de ses yeux ne consiste pas seulement à corriger un défaut visuel. Le suivi ophtalmologique permet aussi de dépister certaines maladies oculaires parfois silencieuses, comme le glaucome ou la DMLA. À tout âge, un contrôle régulier de sa vue contribue ainsi à préserver durablement sa santé visuelle.
Voir correctement ne signifie pas forcément avoir des yeux en bonne santé
Lorsque notre vision nous semble normale, il est facile de repousser un rendez-vous chez l’ophtalmologiste. Pourtant, certaines maladies oculaires peuvent évoluer pendant plusieurs années sans provoquer de symptômes perceptibles.
C’est notamment le cas du glaucome, une maladie du nerf optique qui peut entraîner une perte progressive du champ visuel, ou de certaines formes de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).
Un examen ophtalmologique ne sert donc pas uniquement à savoir si l’on a besoin de lunettes ou de lentilles. Il permet également, selon l’âge et les facteurs de risque, de rechercher d’éventuelles anomalies de l’œil et de la vision.
À l’occasion de la Journée mondiale de la vue, voici 3 bonnes raisons de ne pas attendre une baisse de vision pour faire contrôler ses yeux.
- Le glaucome peut évoluer sans que l’on s’en rende compte
Le glaucome est une maladie qui endommage progressivement le nerf optique. Dans sa forme la plus fréquente, il peut longtemps rester sans douleur ni symptôme évident.
En France, environ 800 000 personnes sont traitées pour un glaucome, tandis que 400 000 à 500 000 personnes pourraient être concernées sans le savoir.
Le risque augmente avec l’âge : le glaucome concerne environ 1 à 2 % des personnes de plus de 40 ans et près de 10 % après 70 ans.
Le dépistage repose notamment sur différents examens permettant d’évaluer la pression intraoculaire, le nerf optique et le champ visuel.
Le bon réflexe : ne pas attendre l’apparition d’une gêne visuelle pour consulter, en particulier à partir de 40 ans ou en présence de facteurs de risque.
. Après 50 ans, la surveillance de la rétine devient particulièrement importante
La DMLA, ou dégénérescence maculaire liée à l’âge, est une maladie de la rétine qui atteint la macula, la zone centrale responsable de la vision des détails.
Elle concerne environ 8 % de la population en France, toutes formes confondues. Sa fréquence augmente toutefois fortement avec l’âge : elle touche environ 10 % des personnes entre 65 et 75 ans et 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans.
La DMLA peut notamment entraîner une déformation des lignes droites, une baisse de la vision centrale ou l’apparition d’une tache au centre du champ visuel.
À retenir : toute modification inhabituelle de la vision doit conduire à consulter rapidement un ophtalmologiste.
- Après 50 ans, la surveillance de la rétine devient particulièrement importante
La DMLA, ou dégénérescence maculaire liée à l’âge, est une maladie de la rétine qui atteint la macula, la zone centrale responsable de la vision des détails.
Elle concerne environ 8 % de la population en France, toutes formes confondues. Sa fréquence augmente toutefois fortement avec l’âge : elle touche environ 10 % des personnes entre 65 et 75 ans et 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans.
La DMLA peut notamment entraîner une déformation des lignes droites, une baisse de la vision centrale ou l’apparition d’une tache au centre du champ visuel.
À retenir : toute modification inhabituelle de la vision doit conduire à consulter rapidement un ophtalmologiste.
- La myopie concerne de plus en plus de personnes, notamment les enfants
La myopie est un trouble visuel qui empêche de voir nettement les objets éloignés. Elle constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé visuelle à l’échelle mondiale.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, environ 2,6 milliards de personnes étaient myopes en 2020. Les projections internationales estiment que près de la moitié de la population mondiale pourrait être myope en 2050.
Chez l’enfant, le dépistage permet notamment d’identifier une myopie et de surveiller son évolution. Certaines habitudes peuvent également contribuer à limiter son apparition ou sa progression, notamment le fait de passer régulièrement du temps à l’extérieur.
Le bon réflexe chez l’enfant : être attentif aux signes qui peuvent traduire un problème de vision : plisser les yeux pour regarder au loin, se rapprocher fortement des écrans ou des livres, avoir des difficultés à voir au tableau ou se plaindre régulièrement de maux de tête.
À quel âge faut-il faire contrôler sa vue ?
Il n’existe pas une fréquence de consultation identique pour tout le monde. Le suivi dépend notamment de l’âge, des antécédents familiaux, des facteurs de risque et de la présence éventuelle d’une maladie oculaire.
Quelques repères peuvent néanmoins être retenus :
Chez l’enfant : un dépistage visuel permet de détecter précocement certains troubles et de suivre leur évolution.
À partir de 40 ans : un suivi régulier permet notamment de rechercher certaines pathologies comme le glaucome, dont les premiers stades peuvent passer inaperçus.
À partir de 50 ans : la surveillance de la santé visuelle prend une importance particulière, notamment pour le dépistage de la DMLA et du glaucome.
À tout âge : une baisse inhabituelle de la vision, une déformation des images, l’apparition de taches ou de flashs lumineux, ou encore une modification du champ visuel doivent conduire à consulter.
5 habitudes simples pour prendre soin de sa vue
La santé des yeux se joue aussi au quotidien. Quelques réflexes simples peuvent contribuer à préserver sa vision :
- Faire contrôler régulièrement sa vue, même en l’absence de gêne.
- Être attentif à tout changement visuel inhabituel.
- Protéger ses yeux des UV, notamment lors d’une exposition prolongée au soleil.
- Chez l’enfant, favoriser le temps passé en extérieur et surveiller l’évolution de la vision.
- Respecter le suivi recommandé par son ophtalmologiste en cas de maladie oculaire ou de facteur de risque.
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