Lumière bleue et écrans : vrai ou faux ?

09/02/2026

Ophtalmologie

Article rédigé et validé en collaboration avec le Dr Gonzague Facon, Directeur Médical du groupement Point Vision

La lumière bleue fait beaucoup parler d’elle… mais elle est aussi source de nombreuses idées reçues. 

Voici un Vrai / Faux simple pour y voir clair. 

À ce jour, aucune étude scientifique solide sur l’oeil humain n’a démontré que la lumière bleue émise par les écrans (téléphones, ordinateurs, tablettes) entraîne des lésions de la rétine ou favorise des maladies comme la DMLA. 

A savoir : La principale source de lumière bleue reste le soleil, très largement devant les écrans. 

L’intensité de la lumière bleue des écrans est très faible, bien inférieure aux seuils considérés comme toxiques. 

Par contre, les ultraviolets (UV), eux, sont réellement nocifs pour les yeux, d’où l’importance des lunettes de soleil à l’extérieur, surtout en altitude. 

La fatigue visuelle liée aux écrans est fréquente, mais est indépendante de l’éventuelle lumière bleue. Elle est due : à la fixation prolongée, à la diminution du clignement, à la sécheresse oculaire et à la concentration intense. 

En réalité, ce n’est pas une toxicité, mais un surmenage visuel

Incroyable : nous clignons des yeux environ 15-20 fois par minutes en temps normal, ce nombre tombe à 5 à 7 fois lorsque nous sommes concentrés sur un écran soit une chute de plus de 70% ! 

Le soir, la lumière bleue (usuellement émise par le soleil dans la journée) peut retarder l’endormissement en perturbant notre horloge biologique. 

Limiter l’usage des écrans avant le coucher est plus efficace que porter des lunettes filtrantes. 

Les verres anti-lumière bleue ne protègent pas la rétine (aucune preuve scientifique forte sur l’oeil humain) et e préviennent pas les maladies oculaires. Ils peuvent néanmoins apporter un confort visuel subjectif chez certains patients, notamment en cas d’usage prolongé des écrans. 

Les gestes réellement efficaces sont la règle du 20–20–20 (pause régulière), le clignement volontaire, l’utilisation de larmes artificielles si besoin, la limitation des écrans le soir, le port de lunettes de soleil à l’extérieur. 

Comme pour tout écran, il peut exister une fatigue visuelle transitoire, mais aucune atteinte oculaire durable n’est démontrée. En revanche, de nombreuses études montrent aujourd’hui une association préoccupante entre le temps passé sur les réseaux sociaux et la santé mentale des enfants et des adolescents : troubles de l’attention, du sommeil, anxiété, baisse de l’estime de soi et impact sur le développement cognitif. 

Il ne faut pas discriminer les écrans, mais discriminer leurs usages et leurs contenus. 

Par exemple, votre ophtalmologiste peut passer la journée devant son écran en consultation, sans porter de lunettes, et sans aucune conséquence négative pour son système visuel. 

1.                 La lumière bleue des écrans n’est pas toxique pour les yeux 

2.                 Les écrans fatiguent les yeux sans les abîmer 

3.                 Les habitudes visuelles comptent plus que les filtres 

4.                 Le problème n’est donc pas l’écran en lui-même, mais ce que l’on en fait. 

Continuez sur ce sujet

">

15/12/2025

Maladie de la Rétine

Ophtalmologie

Dépistage du glaucome : pourquoi il est essentiel pour préserver votre vue 

">

12/12/2025

Ophtalmologie

Orgelet ou chalazion : comment les différencier ? 

Toutes les actualités