Bilan ophtalmologique enfant : quand et pourquoi le réaliser ? 

20/11/2025

Ophtalmologie

Pédiatrie

La vue d’un enfant se construit dès les premières semaines de vie. Elle façonne sa perception du monde, influence sa curiosité et conditionne ses apprentissages. Mais certains troubles visuels passent inaperçus pendant des années. Un bilan ophtalmologique enfant, réalisé au bon moment, permet de détecter précocement ces anomalies et d’éviter qu’elles ne freinent son développement. Nos ophtalmologues vous accueillent avec votre enfant pour faire le point sur sa vue.  

La prévention visuelle dès l’enfance reste l’un des moyens les plus efficaces pour favoriser une bonne santé oculaire à long terme. Les premières années de vie constituent en effet une période décisive : le cerveau et les yeux apprennent à travailler ensemble. Si une anomalie n’est pas corrigée à temps, cette coordination se dérègle. 

Ainsi, un trouble non diagnostiqué, qu’il s’agisse d’une myopie, d’une hypermétropie, d’un astigmatisme ou d’un strabisme, peut altérer la concentration et la posture, perturber la lecture ou ralentir les apprentissages. L’enfant s’adapte sans comprendre pourquoi il voit mal : il plisse les yeux, se rapproche du tableau, détourne le regard ou évite certaines activités visuelles. 

Repérer tôt ces signes permet d’intervenir avant que le cerveau ne s’habitue à une image floue. C’est particulièrement vrai pour l’amblyopie, ou « œil paresseux », qui se corrige très bien si elle est traitée avant six ans. 

Les recommandations reposent sur plusieurs étapes-clés du développement visuel. 

  • Un premier dépistage visuel est conseillé entre 9 mois et 1 an. Réalisé par le pédiatre ou un ophtalmologiste, il détecte un strabisme ou un déséquilibre entre les deux yeux. 
  • Un second examen a lieu vers 3 à 4 ans, avant l’entrée à l’école. L’enfant apprend alors à fixer, à suivre un mouvement et à identifier des formes : l’ophtalmologiste peut vérifier la coordination oculaire et l’acuité visuelle. 
  • Un troisième contrôle est recommandé vers 6 ans, au moment de l’apprentissage de la lecture, période où la myopie et d’autres troubles de la réfraction peuvent apparaître. 

Ensuite, un bilan tous les deux ans suffit, sauf en cas d’antécédent familial ou de symptômes persistants. Mais, à tout moment, certains comportements doivent alerter : un enfant qui se frotte souvent les yeux, qui plisse les paupières, qui penche la tête ou se rapproche des écrans exprime peut-être une gêne visuelle. Les maux de tête en fin de journée, la baisse d’attention ou le refus de lire peuvent aussi révéler un trouble de la vue. 

L’examen se déroule dans une atmosphère calme, adaptée à l’âge de l’enfant. L’orthoptiste commence par observer la motricité oculaire, la réaction à la lumière et la capacité à fixer un objet. Ces premières étapes permettent de vérifier que les deux yeux travaillent de concert.  

Vient ensuite le test de l’acuité visuelle : selon l’âge, l’enfant lit des lettres, reconnaît des symboles ou désigne des dessins. Le spécialiste mesure la vision de loin et de près, compare les deux yeux et recherche d’éventuelles disparités. 

L’examen de la vision binoculaire et de la coordination oculaire complète le diagnostic. Le praticien détecte ainsi un strabisme latent, une mauvaise convergence ou un décalage entre les deux yeux. Si nécessaire, il dilate la pupille à l’aide de gouttes pour examiner le fond d’œil, le cristallin et la rétine. 

Tout au long du rendez-vous, l’ophtalmologue accompagne, encourage et met l’enfant en confiance. Pour cela, les tests sont présentés comme un jeu, ce qui transforme ce moment médical en expérience rassurante.   

Les troubles de la réfraction figurent parmi les plus courants chez les enfants.  

  • La myopie se manifeste par une vision floue de loin qui peut être repérée à l’école lorsqu’un enfant peine à lire le tableau. La myopie est très rare avant l’âge de 6 ans. 
  • L’hypermétropie entraîne une fatigue visuelle rapide, car l’œil doit fournir un effort permanent pour voir net.  
  • L’astigmatisme déforme les lignes et perturbe la lecture. 
  • Le strabisme, lui, correspond à un défaut d’alignement des yeux. Il peut être discret ou constant, mais nécessite toujours un suivi, car il peut conduire à une amblyopie : le cerveau finit par négliger l’œil dévié. Dès qu’un strabisme est détecté par les parents, l’entourage, ou un professionnel de santé, il est nécessaire de consulter rapidement. 

Enfin, certaines anomalies plus rares, comme les troubles de convergence ou de focalisation, perturbent la lecture et la concentration. Un test de vision régulier aide à les identifier avant qu’ils n’affectent les apprentissages scolaires. 

Un enfant qui cligne souvent, se plaint de maux de tête, se frotte les yeux ou lit de très près doit être vu rapidement par un spécialiste. Une chute des performances scolaires doit alerter. Enfin un défaut d’alignement des yeux (oeil qui “louche”) doit vite être examiné par un ophtalmologiste. 

Non. L’examen est totalement indolore. Les seules gouttes parfois utilisées peuvent brouiller légèrement la vision pendant quelques heures, sans provoquer de gêne durable. L’instillation des ces gouttes peut provoquer un léger picotement. 

En l’absence d’anomalie, un contrôle tous les deux à 3 ans ans suffit. En cas de port de lunettes ou de trouble évolutif, le suivi se fait une fois par an jusque l’âge de 16 ans (puis tous les deux  ans) pour adapter la correction. 

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